Auteur Sujet: Nicolas Brulez, Kaspersky : « Le sabotage est rarement l’objectif des attaques ciblées »  (Lu 6280 fois)

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Nicolas Brulez, Kaspersky : « Le sabotage est rarement l’objectif des attaques ciblées »

Sécurité : L’actualité récente a été marquée par les APT : Kaspersky a ainsi annoncé avoir été victime de Duqu 2.0, alors que l’enquête sur le piratage de TV5Monde s’oriente vers la thèse d’un groupe d’attaquants russes. Décryptage du phénomène avec Nicolas Brulez, malware analyste chez Kaspersky France.

Zdnet.fr : Quels sont, selon Kaspersky, les critères qui permettent d’identifier les APT (Advanced Persistant Threat) ?

Nicolas Brulez : C’est un terme qui est apparu depuis quelques années et qui s’est depuis généralisé. On considère que celui-ci désigne une attaque qui est ciblée : la victime n’est pas choisie par hasard. Cela inclut fréquemment une étape de reconnaissance préalable sur la victime, afin d’identifier avec précision la cible, puis cette étape est généralement suivie de spear phishing afin de pénétrer dans le système informatique de la cible, par l’exploitation de failles connues ou non.

A partir de là, l’objectif des attaquants sera la récupération d’information. Plusieurs scénarios sont envisageables, certains groupes développent des programmes automatisant tout ou partie de cette phase du processus. On identifie également ce que l’on appelle les mouvements latéraux, ce qui correspond à la phase ou les attaquants se déplacent dans le réseau de la victime en tentant d’identifier les machines les plus intéressantes et d’y accéder. Les APT ont généralement pour but le vol d’information.

Ce type d’attaque est extrêmement délicat à repérer, même pour des éditeurs de logiciels de sécurité informatique, comment une société dont ça n’est pas le cœur de métier peut espérer s’en protéger ?

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